« Méfie-toi toujours des imbéciles, ils sont plus dangereux que les loups » – René Barjavel
L’an dernier j’avais lu Marques de Fabrique de cette autrice rencontrée au Salon du Roman Historique à Levallois (92). J’avais eu un grand plaisir à lire ce roman sur la condition ouvrière plus particulièrement féminine au XIXe siècle et les difficultés des femmes qui se targuent de vouloir exercer des « métiers d’hommes ».
Cette année, autre intrigue policière mais même période : le XIXe siècle. Ici, Cécile Baudin s’attache à la destinée de jeunes gens dont les corps sont retrouvés exposés dans des mises en scène macabres. Principe de parité (ou pas !), Cécile Baudin met en lumière dans cet ouvrage une pratique qui créait une ignoble injustice de classe que subissait les jeunes hommes pauvres.
L’autrice a le talent de parler d’aujourd’hui (car oui, les injustices de classe existent toujours) à travers une histoire vieille de plus d’un siècle. Les amateurs d’intrigues policières seront ravis et les férus d’histoire des mentalités également tant le propos est documenté et le suspense prenant. Dans cette histoire, si tout n’est pas vrai, tout est vraisemblable.
Editions 10-18 – 2024 – 428 pages
