« Familles, je vous hais » – André Gide
Il l’a fait ! Henri a tué Georges. Le père de Catherine a tué son grand-père, c’est du moins ce qu’affirme Catherine Girard. Son père lui aurait avoué son crime. Cette histoire est l’un des plus fameux faits divers du XXe siècle.
En 1941, Henri aurait tué son père, sa tante et la bonne à coups de serpe. Des années de haine recuite entre le fils et le père, entre le neveu et la tante sur fond de mésalliance pour l’une, de chagrin quasi inconsolable pour l’autre et surtout d’un amour quasi exclusif entre le fils et la mère jusqu’à la mort de celle-ci auront signé l’arrêt de mort de ces trois personnes.
Henri sera acquitté, partira barouder en Amérique du sud et deviendra Georges Arnaud, l’auteur du Salaire de la peur. Dans un ouvrage récent, Philippe Jaenada mène l’enquête (La Serpe – Editions Grasset ) et conclut à l’innocence de Georges Arnaud. Catherine Girard jette un pavé dans la mare en dévoilant la culpabilité réelle ou fantasmée de son père.
Alors ? Coupable ou innocent ? Peu importe au fond. In violentia veritas est un livre magnifiquement écrit, un vrai livre d’écrivain et c’est là le principal.
Editions Grasset – 2025 – 338 pages

